CHRONICLES

DESAGREEMENT

ABOUT JOSH vs ROYAL McBEE CORPORATION

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The year 2010 ends with yet another release by Royal McBee Corporation, this time a split-CD with Josh from the suburbs of Bordeaux. Both bands only offer one track, making this an unfortunately very short listening experience.

Josh had invited already the RMcB vocalist on their last album Position Number Nine. Therefore it makes sense for both bands to share the space of a split record. Josh’s Death Of My Ghosts continues their melodic screamo style, although they seem to have mellowed a little. The vocals are still state of the art screams, but the guitars have a lot of room for melodies, and there is even room for a chiming synth part.

Royal McBee Corporation’s song Deep Down is only three and a half minutes long and reminds me a lot of Jane’s Addiction, especially the vocals show strong parallels to Perry Farrell. Once again the duo sounds different from the two other releases, proving that there is a lot of varied stuff than can be constructed by the limited means of only bass guitar and drums.

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DESAGREEMENT

ABOUT DUE ep

Coming from a suburb of Paris, French drum and bass duo Royal McBee Corporation deliver some hefty noise rock on their EP Due and prove that you can sound fierce even without a guitarist in your midst. The record starts with the nearly six minute long Shame whose sludgy rhythm builds incredible tension. The middle part sees the two musicians slow things down in pace and volume before the cataclysmic end prepares the ground for the following tracks. The two middle songs are each less than three minutes long and give the duo opportunity to speed things up. The bass guitar is nicely distorted which helps to fill the gap of the absent guitar, the drums are busily laying down unbridled beats, while the vocalist is screaming in his best noise rock manner.
Whenever Royal McBee Corporation keep things more moderate, there is even a certain stoner rock edge to their music, making a pleasant counterpoint to their otherwise noisier parts. Don’t expect any subtleties though, because these guys are intent on creating hefty, spur of the moment music, relying more on its sheer power than on virtuoso execution. But it’s this spontaneous attitude that makes their record eventually a successful exercise in noise.

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SHOOTMEAGAIN

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Split (Swarm Records)

3ème round pour ROYAL MCBEE CORPORATION . Après un échauffement (Due) et un combat glorieux contre GAMEBOY PHYSICAL DESTRUCTION , voilà que le duo affronte JOSH dont on connaît déjà le Position Number Nine.

Chacun dispose d’un titre pour faire ses preuves et convaincre l’autre. On savait JOSH capable d’éparpillement, mais l’exercice d’un titre force le groupe à se centrer. Ce qui rend le groupe et son Death Of My Ghosts bien plus efficace. Tendu et à couteaux tirés, ce titre impose une ambiance des plus grinçantes. Une ambiance malsaine règne parmi d’obsédantes secousses acérées. Le titre est tout en progression et englue l’auditeur dans un poisseux bourdon.

De son côté ROYAL MCBEE CORPORATION tente un mimétisme et s’essaie à une interprétation qui répond à JOSH . Toujours mu par la volonté de sortir une musique brut, le duo réalise un travail nouveau et plus expérimental sur le son. À coups de distorsion, la basse se fait oppressante pour accompagner le rythme martelé au ralenti. Quelques passages plus clairs donnent de l’air sur des accents jazz. On termine même sur quelques essais dub, faisant de Deep Down, un titre un peu fourre-tout et sans doute encore insuffisamment abouti. L’idée première aurait du être plus développée.

C’est donc JOSH qui tire la couverture à lui sur ce split, en proposant un titre plus mémorable à lui tout seul que les 7 titres réunis dans l’album.

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MUSIC-SCAN.DE

SPLIT JOSH vs ROYAL McBEE CORPORATION

By Arne.

Natürlich ist es nahezu aussichtslos, nach einer Band, die JOSH heißt, im Internet zu recherchieren. Hier stoßen Suchmaschinen an ihre Grenzen. Koppelt man JOSH mit ROYAL McBEE CORPORATION erhöhen sich zwar die Treffer, doch geboten werden dann ausschließlich französische Seiten. Aufgrund fehlender Sprachkenntnisse kommt man auch auf diesem Weg nicht weiter. So bleiben am Ende also nur die beiden Tracks der Split-CD, die man beurteilen kann, ohne Näheres zu den Künstlern erfahren zu haben. JOSH sind mit ,Death Of My Ghots‘ vertreten, das Pariser Duo ROYAL McBEE CORPORATION mit ,Deep Down’. Stilistisch sind beide Gruppen im Noise-Rock zu verorten. Kopflastige Vertracktheit verbindet sich mit destruktiven Dissonanz-Walzen und einem gewissen Post-Ansatz, der bei JOSH stärker als beim Split-Partner ausgeprägt ist. Beide Formationen geben sich repetitiv, düster und in der Wirkung ein Stück weit abstoßend. Anhand eines Tracks lassen sich aber weder die Qualitäten von JOSH noch die der ROYAL McBEE CORPORATION so richtig abschätzen oder adäquat bewerten. Die Split macht aber Lust auf Mehr, so dass ihr Zweck erfüllt sein dürfte. NoiseRock-Fans aufgepasst, Frankreich scheint Einiges zu bieten zu haben, wenn die Gruppen auch über eine längere Spielzeit hinweg ihr Niveau halten können.

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MUSIC-SCAN.DE

SPLIT ROYAL McBEE CORPORATION vs GAMEBOY PHYSICAL DESTRUCTION

By Arne

Neben ihrem Beitrag zur CD-Split mit Josh liefert die ROYAL McBEE CORPORATION auch ein Stück für eine weitere Veröffentlichung – mit den aus Lyon stammenden GAMEBOY PHYSICAL DESTRUCTION – die im 10 Inch-Format erscheint. Der Bandname der französischen Landsleute ist genial und nicht so schnell zu vergessen. Das gilt auch für ihren Stil, der eine eigenwillige Melange aus Noise- und Punk-Rock ist. Beide Acts treten leicht jazzig an, spielen mit fordernden Rhythmen und gaukeln eine lockere Attitüde vor, die irgendwann von derben Noise-Eruptionen von jetzt auf gleich in ihr Gegenteil gekehrt wird. Während die ROYAL McBEE CORPORATION für typischen Noise mit all seinen Qualitäten steht, darf man den Split-Partner durchaus art-rockig verstehen. Schade, dass es mit ,Bastard‘ und ,Semtex‘ nur zwei Tracks der Lyoner gibt. Die weitere Entwicklung und die künftigen Veröffentlichungen von GAMEBOY PHYSICAL DESTRUCTION sollte man im Auge behalten. Und auch die Pariser ROYAL McBEE CORPORATION hinterlässt mit ihrem ,Mechanical Addiction‘ wiederum einen starken Eindruck.

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CAFZIC 55 à paraitre en février 2011

Par Yan Kerforn

SPLIT JOSH / ROYAL McBEE CORPORATION

Deux titres mais quels titres ! ! ! Cöté Josh on pourrait croire par séquence que le groupe pose sa rage, l’installe comme une longue plage instrumentale d’accompagnement mais ce n’est que pour mieux tromper l’auditeur, n’oublions pas que la bête a du coffre. D’un rock aérien on bascule rapidement vers une noïse tendue comme un arc, avec des interprétations vocales sauvage et gueulardes. Deux univers en un même morceau, peu de cassures mais assez de contrastes pour déstabiliser la grande corporation des amateurs d’immobilisme rock. Royal McBee Corporation est d’emblée plus dépouillé, mais l’écorce reste épaisse, avec ferveur le métal est frappé, d’un duo dur au mal on obtient une impression de malaise et de torture musicale. Tendue et meurtrière la compo est rêche, rappeuse, rugueuse, c’est très intéressant. Pour terminer, joli visuel dessiné…mais je ne sais pas par qui…

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SHOOTMEAGAIN

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GAMEBOY PHYSICAL DESTRUCTION / ROYAL MCBEE CORPORATION
Split 10” (Swarm Records)

La face A répond au doux nom de GAMEBOY PHYSICAL DESTRUCTION qui livre deux titres. Le duo n’y va pas par quatre chemins. La première plage, Bastard est Punk à souhait. Son côté digital est en équilibre avec son énergie organique. Le rythme trace et le titre sous haute tension fonce droit dans le mur. Rien ne semble pouvoir l’arrêter. Quand il ralentit, c’est pour mieux repartir et obscurcir le ciel des sentiments.

Semtex est expédié en deux minutes. Démarre comme un titre de Hard Core à gros bras. C’est à la limite du marrant. Décalé. Il jongle et alterne ensuite son style avec une version plus digitale cette fois-ci.

GAMEBOY PHYSICAL DESTRUCTION côtoie la violence de ATARI TEENAGE RIOT . Evite l’effet cheap que son nom laisserait suggéré. Le groupe est une bonne surprise et ces deux titres donnent envie d’en découvrir plus.

Côté face B, on retrouve le duo ROYAL MCBEE CORPORATION , qui question nom n’a rien à envier au premier. Un seul titre les concernant mais long de presque 7 minutes qui exorcise les tensions. Peut-être est-ce dû à la chaleur caractéristique du vinyle mais ce dernier sonne plus touffu et surtout mieux équilibré que le 4 titres Due. Mechanical Addiction est également plus entêtant. C’est sans doute une question de goût, mais il a pour mérite de s’immiscer profondément dans l’esprit. Ici ROYAL MCBEE CORPORATION est bien plus convaincant.

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SHOOTMEAGAIN

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Due (Swarm Records)

Initialement duo, ROYAL MCBEE CORPORATION s’était muté en trio basse, batterie et guitare pour finir à nouveau à deux, sans guitare.

Le groupe actuellement multiplie les sorties, histoire de se remettre sur les rails de la Noise. Il est vrai que c’est le moment de battre le fer tant qu’il est chaud car les duos ont la cote depuis quelques mois.

Rugueuse bien évidemment, la Noise du Power-duo lorgne plus, côté son, vers SHELLAC et BARMARKET que LIGHTNING BOLT . Le groupe n’en est pas moins explosif, juste un peu moins fougueux et extrême. Due compte quatre titres à l’enregistrement un peu faiblard, on peut faire brute de forme tout en soignant quand même la qualité sonore, me semble-t-il. Ok pour conserver quelque chose d’originel et en l’état mais cet EP sonne plus comme un enregistrement live au magnétophone … et sans public.

Sinon, c’est toujours aussi sympa d’entendre deux musiciens, esseulés, arriver à pondre une musique à l’urgence emplie d’énergie et de tension. Elle va à l’essentiel tout en dévoilant nombre de subtilités. Les changements de rythme et la distorsion sont bien évidemment deux éléments clés que l’on retrouve ici.

Due n’est pas la sortie du groupe redevenu duo, la plus indispensable puisqu’elle mériterait un aboutissement plus fin mais cela constitue une entrée en la matière assez sympathique à l’occasion. Notez pas contre que l’artwork a, de son côté, été soigné puisque cousu main.

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AUDIODROME

Questo vinile in formato dieci pollici e stampato in 300 copie – quindi affrettarsi, please – funge da delizioso appetizer (sì, è vero, bisognerebbe dire antipasto ma la parola appetizer ha un suono più succulento e poi viva l’esterofilia) ai suoni della giovane, rampante e croccante label francese Swarm Records.

Un’etichetta che più o meno propone delle cose che finiscono per -core o anche per -rock, e che con le sue uscite contribuisce a popolare ulteriormente il già florido panorama musicale transalpino che va dai Marvin ai Cheveau passando per Volt e We Insist!, tanto per citare alcuni meritevoli ascolti provenienti dalla terra di Napoleone. Entrambi i gruppi presenti su questo split sono formati da due persone, pochi ma buoni come insegnano i Godheadsilo e i Lightning Bolt: chitarra/voce/computer e basso/voce/computer per i Gameboy Physical Destruction (presenti sul lato A con due brani) mentre i Royal McBee Corporation offrono un suono più organico con la classica formazione basso/voce e batteria, cimentandosi in un solo pezzo della durata di sei minuti e mezzo. Noise-core nintendoso, molto chitarristico e non esageratamente furioso da una parte e math rock saporito ma abbastanza convenzionale dall’altra, quest’ultimo inzuppato da un lungo campionamento tratto da “L’Esorcista”, probabilmente uno dei primi, fallimentari tentativi di Padre Karras e Padre Merrin di scacciare il demonio dal corpo di Regan. Ed entrambi i lati funzionano bene, con una lieve preferenza per i primi che riescono ad essere assai coinvolgenti, specie nel secondo brano che da campionamenti di un irriconoscibile kaiju eiga hanno un momento in cui somigliano persino agli Unsane. Solo per poco eh, poi si torna a nintendare. Breve ma divertente, questo split sarebbe da tre stellette abbondanti ma se ne cucca quattro perché il vinile, copertina di mister lolOx sci fi anni ’50 / ‘60 compresa, è un oggettino davvero delizioso.

A cura di: Valerio Spisani [valerio.spisani@audiodrome.it]

Gruppo: Gameboy Physical Destruction
Gruppo: Royal McBee Corporation
Titolo: Split
Label: Swarm Records
Anno: 2010

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TERAPIJA

DUE

The Royal Mcbee Corporation su duo iz Francuske, Sebastien Faguelin-Machado na basu i mikrofonu i Michael Heitz za bubnjevima. Kao uzore navode puno krasnih bendova poput The Stooges, Melvins, Shellac, Ministry, Tool, Kyuss, NIN, Fugazi, Neurosis, PJ Harvey…, a svoj zvuk opisuju s ”Barkmarket vs. The Melvins vs. Shellac vs. many more 90′s indie bands”, a to je upravo ono što vas očekuje na ovom EP-u.

U nešto manje od 16 minuta stale su četiri pjesme, od kojih svaka ima neki detalj koji podsjeća na neki od navedenih bendova. Negdje bas zvuči kao da su ga ukrali od Shellac, negdje vokal zvuči baš poput Cedricovog u At the Dive-In, početak ”The Race” sumnjivo podsjeća na Tool, i tako dalje i bliže… Ako se prestanete zabavljati ‘pogodi bend’ igrom The Royal Mcbee Corporation ne zvuče loše. Ima tu svega, od noisea do stonera u istoj pjesmi, izvedenog samo na basu i bubnjevima, što zvuči poprilično dobro, iako u neki trenucima zna prijeći u lagani zamor.

”Due” EP vas vjerojatno neće uhvatiti na prvo slušanje. Ali ako gajite ljubav prema nekom od bendova s početka teksta i bas dionicama zbog kojih bi vam susjedi mogli početi metlom lupati po zidovima, mogli bi vam se svidjeti i The Royal Mcbee Corporation.

ana // 28/11/2010

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W-FENEC

Swarm Records, label très indépendant et pluridisciplinaire s’il en est, s’est depuis quelques mois lancé dans une véritable entreprise de domination du monde… ou pardon, de la sphère noise-rock hexagonale et enchaîne désormais les sorties à une vitesse folle. Des albums (Ruban de Möbius, un split Gameboy Physical Destruction vs Royal McBee Corporation), un EP (Feats d’Ed Wood Jr encore) et un mois plus tard ce nouveau split réunissant cette fois Josh et RMCBC, ce en attendant assurément une nouvelle fournée de sorties, rien à redire sur le fond comme la forme, par contre faut suivre le rythme imprimé du côté de chez Swarm… Heureusement, il s’agit là le plus souvent de disques aux formats courts (ici seulement deux titres), mais comme chacun sait, la longueur ne fait pas tout et chez les groupes du label, l’efficacité, la fougue, l’énergie brute de décoffrage et la fièvre noise prime sur le reste.
Josh vs Royal McBee Corporation donc : d’un côté Josh, la nouvelle terreur noise-rock-HxC frenchie qui livre avec avec “Death of my ghosts” un titre gorgé de désespoir, de cette rage insidieuse et difficilement contenue qui semble dévorer le groupe de l’intérieur à tel point que celle-ci finisse fatalement par déborder sur les amplis. Guitares triturant leurs cordes de manière à proposer un cocktail absolument détonnant de rock sauvage alambiqué et pourtant imparable, de longues parties instrumentales denses et rampantes parsemées d’éclats vocaux, hurlements déflagrateurs venant mettre l’auditeur à sa botte. De l’autre, “Deep down” par Royal McBee Corporation, le duo noise-rock le plus DIY de la scène hexagonale qui passe l’auditeur au mixeur en lui servant un cocktail hautement abrasif de rock lourd et incendiaire, appuyée par une basse atomique et une batterie très sèche afin de mieux faire ressortir le côté cru d’un titre presque punk, non pas dans le tempo, mais l’approche, avec au loin, ce chant qui vient hanter les lignes mélodiques grésillantes sur des charbons ardents.

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INTERVIEW ON ZIKANNUAIRE

Duo noise basé en région parisienne depuis 2001. Après un premier effort discographique en trio, le format basse/batterie a repris le chemin des concerts et tournées. Une rythmique omniprésente, de la fuzz, du delay, le style présenté ici est compris entre le stoner, le noise, le rock indépendant des 90′s. Une soixantaine de concerts depuis la première scène en 2006.

Bonjour les gars, commençons notre entretien par un bref descriptif de votre duo?

Séb : Salut Gérard !

Mika est à la batterie et moi, à la basse et au chant depuis nos débuts en 2001. Nous nous sommes rencontré à Paris dans un studio de la SAE où j’enregistrai son groupe (All Access/néo metal) pour mon projet de fin d’année. J’arrivais du sud avec des tonnes d’idées inexploitées et l’envie de créer un groupe dans le but de repousser mes limites, toujours à la basse et au chant, avec un batteur vif et groovy et ça a collé très rapidement. On a commencé à répéter encore et encore, on a joué pour se mettre en place, se comprendre et faire évoluer les idées de base jusqu’à trouver l’équilibre qui nous branchait. Jusqu’à l’arrivée de Vince à la guitare, nous avons tout composé dans cet esprit. Puis, un album et une mini tournée plus tard, la famille du Vince s’est agrandie et il n’a plus été dans la capacité de faire avancer l’ensemble de front, notamment suivre nos projets de tournées. Du coup, nous nous sommes séparé et avons continué en duo. Pour commencer cette renaissance, nous sommes parti – 8 jours après – dans une tournée de 15 jours avec Fuh (Italie), en France et en Italie. C’était fin 2008… Et c’est dans cette formule que nous continuons aujourd’hui.

Mika : Salut Gérard !

Seb et moi on s’est effectivement rencontres au cours de son projet SAE. Ca a tout de suite collé ! On a commencé a jouer ensemble et il m’a tout de suite engrainé et poussé vers le côté obscure de la zik !! J’étais tranquille à écouter mon R’n B et mon Hip Hop.. et là il me fait découvrir Barkmarket, Shellac, Ministry…etc et la révélation ! On joue désormais du Noise !

Le fait d’être en duo, est une volonté de votre part afin d’aller à l’essentiel de votre musique !

Séb : Oui, comme je l’ai souligné, nous avons commencé en duo et “l’ ’intermède trio”, tout aussi fructueux humainement et musicalement qu’il ait été, nous a permis de souder notre section rythmique et de s’éclater dans cette formule. Avant que cela ne se produise, nous avions déjà assuré pas mal de dates en duo et je ne pouvais espérer mieux de cette évolution! Nous sommes rythmiquement en quête de structures nous mettant en danger, de choix à la limite du tribal, nous sommes mobiles, prêt à en découdre sur n’importe quelle scène, du punk au noise en passant par l’indus: tout nous est permis! Et c’est l’essentiel, pour nous comme pour notre musique: y aller à fond !

Mika : Tout a fait pour suivre ce que dit Seb…On a commencé a mélanger nos style qu’à deux et composé une dizaine de morceaux..Puis est arrivé Le Vinz, un gratteux de folie ! ami de ma petite amie Fannette !! qui a transforme nos morceaux et a apporté une autre dimension. Puis il découvre le bonheur de devenir papa.. et malheureusement il nous quitte…on le regrette… en partant en tournée on a rencontrer d autre zicos, nous permettant, ponctuellement d’être accompagné sur certain morceaux (Jérôme au saxe, Séb de Josh a la guitare etc.). On est deux et on essaie, de par notre musique, de partager cette folie ! Mais Seb a trouver un nouvel ami.. le Jamman !

Vos influences sont très orientées entre le Stoner et le Noise, expliquez-nous vos influences et par la même occasion votre progression musicale ?

Séb : Les premiers morceaux venait surtout de mes influences: kyuss, Ministry, Barmarket, PJ Harvey, pour l’essentiel. Certains sont très typés: night falls et swarm sont vraiment stoner! Mika a amené sa touche de grooves deftones et hip-hop mais en ayant une culture musicale très très large qui va de slayer à pantera jusqu’à beyonce! Incollable, tu peux essayer! Ce n’est pas vraiment mon cas, je suis allergique à beaucoup de courant musicaux et en ayant joué dans des structures du punk au grind, je sais que je n’aime que les sensations fortes… Enfin, beyonce a vraiment de beaux atouts mais je m’égare…

Depuis, nous avons regroupé nos influences en partageant nos disques et nos concerts: doppler, shellac, my disco, basement… des groupes puissants, humainement plus proche de ce que nous sommes et les rencontres de notre parcours avec les josh, les dupek, les akiko, Poutre, les gameboy physical destruction, les doppler et les basement nous ont encore plus ébranlé et permis de nous défaire de nos anciennes références, de nous démarquer d’elles. Aujourd’hui, nos morceaux sont encore plus personnels et le résultat d’une réflexion et d’un travail commun plus intense. La rythmique de Mika a prit une place prépondérante dans le process de création.

Mika : Mes influences premières sont le Hip Hop et R’nB, tous ces rythmes jouent dans le fond du temps et ses syncopes.. j’adore! Ensuite j’ai découvert le Neo métal et je me suis donc beaucoup inspiré de Deftones, Glassjaw, SOAD, Head Automatica, Doppler, Basement etc. Et surtout je suis inspiré par les folles lignes de basse de mon compagnon, amples, loud, saturée, biscornues ! j’adore! Fini les Usher, Montell Jordan, Beyonce et autre Christina Aguilera ! Merci Seb !

Vous venez de sortir un split-CD avec Gameboy Physical Destruction. Pouvez-vous nous le décrire de l’intérieur, les influences, les thèmes ?

Séb : En fait, à l’origine, ce mini est un split 10 » vinyle accompagné d’un CD… Je t’enverrai la galette dès que possible mais tu connais déjà les morceaux, donc, voici l’idée. Nous nous sommes basé sur la durée maximale d’une face pour créer un morceau qui, à l’origine parlait de nuées d’oiseaux de mauvaise augure. Une ambiance malsaine, un esprit hitchcockien, des nappes de basse sur une rythmique qui me fait de plus en plus penser à du Killing Joke (ça tombe bien). Mais l’idée a évolué avec la possibilité d’inclure des samples et on a choisi de découper l’Exorciste de Freidkin et de l’inclure dans les différentes phases du morceau. En s’appuyant aussi sur l’évolution du film pour notre structure, nous avons rendu l’ambiance encore plus sombre et puissante afin de transformer le morceau en une grande montée de 7’00 ! Nous avons tout joué et enregistré en une journée et demi avec notre copain Vincent G (un autre Vince). Il s’est aussi occupé de l’enregistrement et du mix des titres des GBPD. Le projet de formation à 4 n’a pas pu se mettre en place à cause des délais prévus pour la sortie mais nous gardons ce projet en tête: deux basses, une batterie, une guitare, trois voix et une gameboy: on aura de quoi faire !

Mika : Je peux pas dire mieux que mon Sebounet ! C est un film qui m’a vraiment traumatisé! Et étrangement la scène ou le père Carass se défenestre après avoir été possédé par l’entité démoniaque, colle exactement a ce morceau! Ce qui crée une ambiance inquiétante, malsaine, frissonnante qui va crescendo vers un chaos ultime! La destruction ! Merci au GBPD pour leur morceaux huit bits déjantés !

Cet opus est constitué de trois titres qui mélangent rock noisy et électro, quel a été le processus de création qui a fait quoi ?

Mika : Moi, j’ai joué de la batterie, raconté de mauvaises blagues, bu du coca light et mangé des kinder délices.

Séb : Je suis parti chercher un morceau au médiator, incisif, sec et tranchant pour le poser sur le riff de Mika qui en est à la base. Puis, comme d’habitude, des essais, des idées, jusqu’à trouver la structure qui nous conviennent. Cette fois, on a pris moins de temps pour composer  et on a dû se bousculer pour pouvoir finaliser avant la dead-line.

Pourquoi cette collaboration avec GPD,  une envie de fusion avec eux ?

Séb : Oui, c’était l’idée de base du split était de faire un cross-over entre nos deux formations. Mais, tu sais, les mecs sont jeunes et fou-fou et leurs idées vont et viennent à toute vitesse! Au final ce sont vraiment des branques totalement allumés!

Mika : ils pensent surtout qu’en faisant de la musique noise destructive huit bits de GameBoy qu’ils vont pouvoir serrer de la chatte doré ! Mais c’est tout de même impressionnant l’énergie qu’ils ont et qu’ils arrivent a faire partager… Plus que la musique, il y a aussi des fanzines, des projets musicaux annexes etc. Ils sont fort ces GBPD mais trop gays !

Vous êtes signés chez Swarm Records, comment ce passe ce partenariat ?

Séb : C’est assez facile à gérer puisque je suis le seul membre de Swarm Records (rires).

Mika : Seb a une  motivation incroyable! Quand il bosse pas pour nous, il organise des concerts, des festivals, des éditions de livre, des expos..etc. C’est un dingue mais un grand MONSIEUR!

Séb : merci, mon kiki (rires). Dans l’absolu, les nouvelles parutions servent à la reconnaissance de tout le catalogue. C’est un travail de fond, très lent, mais qui s’exprime dans la profusion. J’aime tous les arts et ça me paraît évident de faire tout mon possible pour les mettre en valeur… Comme, je n’ai pas de budget, je doit créer des conditions qui permettent de faire des sorties et de financer les suivantes, etc. La plupart du temps, c’est un choix humain autant qu’artistique mais je n’ai jamais donné dans le vénal, alors, surtout pas dans ce cadre! Je ne m’imagine pas m’obliger à « travailler » avec des gars insupportables ou irrespectueux, ça détruirait la vision que j’ai de mon label et des relations solides que j’ai avec les Josh, Ed Wood Jr, les GBPD, Jérôme Sevrette (photographe) et STF (que j’espère pouvoir éditer bientôt), qui sont des gars expérimentés et qui, comme moi, en on déjà vu passer pas mal… En restant sérieux et solide sur de bonnes bases, je reste fidèle et ouvre de nombreuses perspectives.

Au niveau matériel, êtes-vous fidèle à vos instruments, ou aimez vous le changement perpétuel, la découverte ?

Séb : J’adore ma basse, une G&L SB2, et la configuration qui va avec: big muff, sansamp, et vt bass de tech21. L’ensemble sort sur un BA115 et un B200R simultanément grâce à un switch A+B fabriqué par Mojo (Paris). Ce switch me permet de faire circuler le son vers (et à travers) le Jamman ou d’en couper l’accès. Ce dernier renvoie les boucles dans un des deux amplis ou fait juste by-pass. Pour la voix, j’utilise un TC Voice Create de TC-Helicon. Toujours utile en live et parfois en studio mais il craint le froid, et l’humidité, et m’a déjà fait quelques frayeurs du genre de perdre les presets à deux minutes du concert. C’est son seul défaut, sinon, le son qui en sort est top. Je suis aussi très fan des basses Sandberg, l’équipe qui les conçoit et les fabrique a un esprit très très ouvert et leurs réalisations sonnent super bien!

Mika : pour ma part.. je suis endorsé Tama, Zildjian, Gilbraltar, Promark, K2r, Paic Citron, Gant Mappa…euh rien de tout ça. Je joue sur une batterie dont je tairai la marque avec des cymbales, des paires de baguettes, une double pédale et une caisse claire vachement bien !

De quel groupe vous sentez-vous artistiquement les plus proches ?

Séb : Dur à dire… Je crois qu’on est très proche des Josh et des Dupek. On a la même volonté humaine et les mêmes quêtes profondes. Par extension, je me sens très proche de Basement qui représente pour moi un idéal de groupe et de sensibilité.

Mika : Effectivement on se rapproche vraiment des groupes qu’on rencontre en tournée,on s’en inspire beaucoup..ensuite, dans le jeu, je me rapproche beaucoup du batteur des deftones car il est vraiment très bon ! et plein plein d autres…

Quel est le dernier disque que vous avez écouté ? Qu’en avez-vous pensé ?

Séb : Belly Button, leur premier CD. Je l’ai enfin trouvé sur CD1D et j’ai flashé dessus en me disant que le délire est exactement dans celui de Mayo (duo basse-batt d’Amiens), avec qui nous sommes très potes et qui comme moi ne connaissait pas vraiment ce disque. Quinze ans après… Sinon, ma révélation de l’année, c’est My Disco. Ce groupe a tout compris, donne tout avec une rigueur et une simplicité fascinante, j’adore!

Mika : On a découvert Mayo ! un super groupe ! My Disco, on l’a écouté pendant 4000 km s! J’écoute beaucoup le dernier Doppler (c’est juste le meilleur groupe de la planète !)

Quels sont vos projets à venir ?

Séb : Nous avons fini les prises et le mix d’un nouveau titre que nous allons sortir en split CD avec Josh. Toujours chez Swarm Records et, comme le dernier Ed Wood Jr, dans une pochette carton tamponnée. La sortie est prévue pour la fin du mois ou, au pire, début novembre.  J’organise aussi un beau festival pluridisciplinaire pour les 20 et 21 novembre avec des groupes au style varié: Hip Noise (électro), (drive in) static motion (ambiant-folk/Le Mans, avec un Powell dedans), Dasha&Vörse (trip-hop avec un Sleepers dedans) et Halph (duo indie danois), des expos, projection et création live, pour le 20 novembre à Nanterre (92). Et on jouera avec Basement, Ed Wood Jr, Dupek, Josh, GBPD, Pord et Mayo, le 21 novembre à Colombes (92). Ces deux dates sont à noter, car les festivités sont assurées et il y aura du poulet rôti! On partagera aussi la scène avec Punish Yourself en février prochain, en région parisienne.

Mika: concerts et festivals à gogo, j’espère pouvoir partir en tournée avec nos amis les Mayo !

Encore plein de choses a venir.. on lâchera jamais l’affaire !

Des anecdotes live ou studio à nous faire partager ?

Mika : Seb m’a fait un concert complètement soul ! La meilleure de toutes nos prestations !
C’était juste trop drôle ! Des bons souvenirs !

Séb: On a commencé des morceaux pour les finir… huit mesures plus tard ! C’était énorme !

Je vous laisse le mot de fin…

Mika: Il vaut mieux avoir un souffle au cœur qu’un buffle au cul !

Gérard pour Zikannuaire.com

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SONIC ABUSE

SPLIT ROYAL McBEE CORPORATION vs GAMEBOY PHYSICAL DESTRUCTION

By Phil

A split 10” vinyl EP from the wonderful folk at Swarm records (of whom you’ll be hearing plenty this month) Gameboy physical destruction (an awesome band name!) form the A side with two tracks of trashy punk rock noise made all the more impressive by the fact that they’re only a two piece band. Taking their cue from the raw throated and emotive punk of Hot water music, GPD play fast, heavy punk augmented with all manner of exciting computer noise from the tinny, ear-drum assaulting noise of classic Gameboy sound chips to massive-sounding, bass0enhanced drum tracks.

The opening track, ‘bastard’ rolls through a variety of moods and sounds kicking off in the aforementioned punk style but stopping off at art-rock, avant-garde and trashy pop music along the way in this exhilarating four minute blast of energy. ‘Semtex’ is an even more feral blast, clocking in at only two minutes fifty seconds and seemingly hell bent on comprehensively re-arranging your brain cells, especially if you, like me, have spent the majority of your weekend reviewing doom bands. Opening with creepy samples and a stab of feedback, the remainder of the trap is a harrowing blast of noise that sees the drums take a sedate beat while the guitars flail away at the speed of light while numerous bleeps overlay the sound making it sound like the Ramones are jamming on AFI covers in a Ritalin-filed basement filled with ADHD kids playing on gameboys. It’s fast, furious and cool – Royal mcbee corporation would seem to have their work cut out for them…

…only they don’t because the B side of the record is a single, seven minute, ballsy, arty, exciting mess of syncopated rhythms, jazz-orientated bass and samples that offers up a completely different take on music from the punk-infused chaos of GPD’s output. Sitting somewhere between Mogwai, Red Sparrowes and a horror movie RMC’s effort is a harrowing, lengthy death-trip that ramps up the atmospherics and manages to be fascinating despite the absence of guitars and traditional song structure.

Split EPs have long been a great way to check out new bands and this is no exception. With fantastic artwork courtesy of mister.lolOx (www.myspace.com/lorengraphic), which always helps to make a disc such as this a pleasure to behold as well as listen to, and great sound thanks to decent vinyl mastering and a good quality pressing this is a worthwhile EP that serves as a great introduction to both bands. Check it out, but do so quickly…there’s only 300 copies!

Available though Swarm Records

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ZIKANNUAIRE

Voilà une chose pas courante dans nos pages.  La chronique d’un split-cd de trois titres. Cet opus simplement baptisé “split” est partagé entre le trio “Royal McBee Corporation” et le duo “Gameboy Physical Destruction”.  Deux combos jouant dans un registre rock,noise et électro.  Etant dans le même trip, la fusion des interprètes ne peut être que bouleversante et complètement barrée. A la mesure des noms des deux groupes,  les trois titres bavent sur les murs et mes enceintes pleurent. Le coté corrosif est dur à digérer, et je sens que je ne vais pas m’en sortir sans séquelles.

Les guitares se libéralisent et viennent carboniser le papier peint de ma chambre.  Des riffs punky déferlent dans ma tête, m’accroche et me couche parterre.  L’agression sonore et la fantaisie de l’ensemble m’enivre et me démontre le potentiel de nos cinq interprètes sur le bien fondé de cet assemblage. J’adhère à la puissance et au grain de l’ensemble. La martelage rythmique dégage une énergie à la limite du supportable.  Ça déchire, c’est sans demi-mesure et vraiment taillé pour notre plaisir auditif.  Trois titres riches accrocheurs qui mettent mes conventions musicales à la poubelle.  Entre folies Noise et Punk,  dans un bad trip déjanté ! L’explosion est à découvrir sans la moindre hésitation.

Sortie le 24 avril 2010 chez  Swarm Records